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FRANCAIS - ENGLISH
Gravure - Peinture - Temps modernes - France - Histoire de l'art Victoire Terlinden l’iconographie de Louis XIV enfant, de sa naissance à ses sept ans analyse d’une imagerie de légitimation politique et religieuse
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Reporticle : 336 Version : 1 Rédaction : 01/09/2020 Publication : 28/03/2023
Notes
Notes

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NuméroNote
1Montesquieu (Charles-Louis de Secondat de), Lettres persanes, Paris, Lemerre, 1873 [1721], p. 45.
2A ce sujet, voir SARMANT (Thierry), Louis XIV : homme et roi, Paris, Tallandier, 2012 ; PEREZ (Stanis), « La fabrique du corps royal : les maximes d’éducation pour le jeune Louis XIV », in La Lettre de l’enfance et de l’adolescence, 2004, 58, p. 115-122 ; PEREZ (Stanis) (dir.), Symbolique(s) de la naissance princière dans le système de la cour, actes du colloque (Paris, fév. 2014), Naissance et petite enfance à la cour de France (Moyen Age-xixe siècle), 2017, p. 125-137 et MORMICHE (Pascale), 2014, « Éduquer le dauphin : exempla, image du père, éducation exemplaire ? », in Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles [En ligne], mis en ligne le 15 juillet 2014, <https://journals.openedition.org/crcv/12368> ; DOI : 10.4000/crcv.12368 (consulté le 4 décembre 2017).
3BURKE (Peter), Louis XIV : les stratégies de la gloire, trad. de l’anglais par P. Chemla, Paris, Seuil, 2007 [1995], p. 23.
4SARMANT, op. cit., p. 49.
5Dans son Dictionnaire universel, Antoine Furetière définit l’enfance comme « Le bas âge de l’homme jufqu’à ce qu’il ait l’ufage de la raifon » (FURETIERE (Antoine), « Enfance », in Dictionnaire universel, contenant généralement tous les mots françois tant vieux que modernes, et les termes des sciences et des arts … le tout extrait des plus excellents auteurs anciens et modernes, t. 1, La Haye, Leers, 1702 [1690], p. 762). Actuellement, aucun âge n’est reconnu comme synonyme de rationalité mais pour les théoriciens du XVIIe siècle, le septième anniversaire était considéré comme l’âge de raison (SARMANT, op. cit., p. 60).
6Le jeune souverain a inspiré les artistes et artisans du XVIIe au XIXe siècle. Dans le cadre de cette étude, seules les représentations exécutées du vivant de Louis XIV (1638-1715) seront prises en compte.
7Il s’agit de soixante-seize estampes, cinquante peintures de chevalet, seize médailles, neuf jetons, huit dessins, sept pièces de monnaie, trois émaux, deux sculptures et une tapisserie.
8Sarmant, op. cit., p. 28.
9Ibid., p. 49.
10Les vingt-deux représentations connues de la naissance du Dauphin corroborent l’idée d’un événement exceptionnel : aucun autre événement ne fut tant représenté au cours de ses sept premières années. A titre de comparaison, seules deux estampes de Jean Lepautre conservées à la Bibliothèque nationale de France (désormais BNF) – et non aucune comme l’affirmait Renée Auger (De la naissance à la gloire : Louis XIV à Saint-Germain 1638-1682, Saint-Germain-en-Laye, Chapelle du château du musée des Antiquités nationales, 24 sept.-27 nov. 1988, p. 27) – témoignent du baptême du Dauphin, sacrement ayant eu lieu le vingt-et-un avril 1643 dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye par l’évêque de Meaux, Dominique Séguier, conformément à la volonté de Louis XIII (MORMICHE (Pascale), Devenir prince : l’école du pouvoir en France au XVIIe-XVIIIe siècle, Paris, CNRS Éditions, 2009, p. 29). Les estampes commémorant le baptême sont les suivantes : (1) Jean Lepautre, Baptême du Dauphin, 1643, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, QB-1 (1643)-FOL (M91354).(2) Jean Lepautre, Baptême du Dauphin, 1643, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, QB-1 (1643)-FOL (M91355).
11LAVIEILLE (Géraldine), « Tout conspire à rendre graces à Dieu pour un si grand bien » : dévotions et célébrations de la naissance de Louis XIV, actes du colloque (Paris, fév. 2014), Naissance et petite enfance à la cour de France (Moyen Age-xixe siècle), 2017, p. 206.
12Ibid., p. 186.
13Sarmant, op. cit., p. 28.
14MINOIS (Léo), « Le vœu de Louis XIII et la naissance de Louis XIV : observations iconographiques sur la célébration du roi très chrétien », in Les Cahiers de Framespa [En ligne], mis en ligne le 23 novembre 2012, https://journals.openedition.org/framespa/2009 ; DOI : 10.4000/framespa.2009 (consulté le 26 février 2018), al. 28.
15Les représentations ne sont néanmoins pas les seules à voir dans la naissance du Dauphin un « gage affeuré de la protection particuliere du ciel vers cette Couronne » (Renaudot (Théophraste), Gazettes nouvelles : relations extraordinaires et autres récits des choses avenues toute l’année 1638, Paris, Au bureau d’adresse, 1639, p. 501). Les termes utilisés par Symphorien Guyon (Guyon (Symphorien), Histoire de l’Eglise, diocèse, ville et université d’Orléans, Orléans, s.n., 1647, p. 482), prêtre orléanais, lors de la procession de l’Assomption (Lavieille 2017, op. cit., p. 195), ainsi que par Louis XIII dans une lettre au pape Urbain VIII (Paris, BNF, ms. Dupuy 549, fol. 229, « Recueil de pièces relatives aux règnes des rois Louis XI, François I er, Charles IX, Henri III, Henri IV, et Louis XIII »), vont dans le même sens.
16Minois, op. cit., al. 33.
17Tricoire (Damien), La Vierge et le roi : politique princière et imaginaire catholique dans l’Europe du xvii e siècle, Paris, Presses universitaires Paris Sorbonne, 2017, p. 218.
18Gaehtgens (Barbara) (dir.), Gouverner avec des images : l’image du roi présenté par la reine régente, de Catherine de Médicis à Anne d’Autriche, actes du colloque (Paris, juin 2002), L’image du roi de François Ier à Louis XIV, 2006, p. 102.
19Minois, op. cit., al. 2.
20Saint-Germain-en-Laye, op. cit., p. 21.
21Paris, Archives nationales (désormais AN), Collection Rondonneau, AD 250, n o 30, « Déclaration du dix février 1638 » cité dans Vaulgrenant (Maurice de), « Le vœu de Louis XIII », Revue d’histoire de l’Église de France, 1938, 102, p. 52-53.
22Minois, op. cit., al. 2.
23Ibid., al. 27-43.
24Maumené (Charles) et Harcourt (Louis d’), Iconographie des rois de France : seconde partie, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Paris, Armand Colin, 1932, p. 111.
25Minois, op. cit., al. 31.
26Lavieille 2017, op. cit., p. 195.
27Maumené et Harcourt, op. cit., p. 112.
28Coraillon (Cédric), « Les deux morts de Louis XIII », in Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2008, 55, 1, p. 60.
29La grisaille pourrait même faire référence à une troisième naissance, celle de Philippe d’Anjou, car la gravure comporte une date, celle du vingt-et-un septembre 1640, jour de la naissance du frère du roi. Les offrandes effectuées par la famille royale seraient ainsi une sorte d’action de grâce faite à une nouvelle manifestation de protection divine (Cuzin (Jean-Pierre) (dir.), Nouvelles acquisitions 1996-2001 : département des peintures, cat. musée (Paris, musée du Louvre), Paris, Réunion des musées nationaux, 2002, p. 92).
30Minois, op. cit., al. 32.
31Mens (Diego), Donation du rosaire et vœu de Louis XIII : anomalie bretonne ou dévotion belliciste, actes du colloque (Caen, sept. 2012), Regards sur la peinture religieuse xvii-xixe siècle, 2013, p. 150-151.
32Louis XIII et Anne d’Autriche y rendirent grâce dès novembre 1638 et pendant plusieurs années par des dons d’ ex-voto et des fondations de messes (Lavieille 2017, op. cit., p. 187, 188, 190 et 206).
33Ibid., p. 195.
34Dès 1626, une prophétesse du nom de Claude Scotte, dite la Martingale, avait en effet suggéré à Anne d’Autriche et à son époux de s’en remettre au Rosaire pour avoir un héritier. La Martingale s’inspirait alors du modèle de Blanche de Castille qui aurait donné naissance à Louis IX suite aux prières indiquées par saint Dominique de Guzmán ( Ibid., p. 179).
35Ibid., p. 107.
36Ibid., p. 196.
37Lavieille (Géraldine), « Le rosaire de la Forêt-Fouesnant (Basse-Bretagne) : jeux de pouvoir et de création collective de l’image religieuse royale sous Louis XIV », in Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2014, 61/2, p. 108.
38Sarmant, op. cit., p. 28.
39Renaudot 1639, op. cit., p. 501.
40Il s’agit, en commençant par le premier détenteur du titre, de Charles V, Charles VI, Charles VII, Louis XI, Charles VIII, Charles-Orland de France, Charles de France, François de France, Henri III et François II (de gauche à droite).
41Les séries métalliques royale et uniformes sont les seules représentations du roi âgé de moins de sept ans à avoir été commandées par Louis XIV. Il s’agit de commandes réalisées en 1694 (série royale), 1702 (série uniforme) et après 1702 (série uniforme réformée). Ces importantes suites iconographiques commémorant les événements les plus importants du règne du souverain se caractérisent donc par la discordance entre la date représentée et celle d’exécution (Burke, op. cit., p. 249).
42Trente-quatre représentations figurant la mère et le fils sont aujourd’hui connues.
43Gaehtgens 2006, op. cit., p. 78.
44Id.
45Ibid., p. 81.
46Id.
47Ibid., p. 98.
48Sarmant, op. cit., p. 46.
49Gaehtgens 2006, op. cit., p. 97.
50Cette première séance royale dans la Grand-Chambre du Parlement au palais de la Cité (Sarmant, op. cit., p. 52) est d’ailleurs représentée par une estampe anonyme réalisée vers 1643, Le premier lit de justice du roi (dimensions inconnues). Elle est conservée à la BNF, QB-1 (1643)-FOL (M91379).
51Gaehtgens 2006, op. cit., p. 98.
52Ibid., p. 99.
53Ce manuscrit rédigé entre 1196 et 1209 en aragonais est une chronique médiévale anonyme sur l’histoire des rois d’Aragon et de France (Deyermond (Alan), Historia de la literatura española : la Edad Media, vol. 1, Barcelone, Ariel, 2001 [1973], p. 173).
54Gaehtgens 2006, op. cit., p. 99.
55Tricoire, op. cit., p. 288.
56Lavieille 2017, op. cit., p. 196.
57Minois, op. cit., al. 34.
58Tricoire, op. cit., p. 285.
59Id.
60Gaehtgens (Barbara), « Les portraits d’Anne d’Autriche : l’imagerie royale au service de la politique », in Grell C. (dir.), Anne d’Autriche : Infante d’Espagne et reine de France, Paris, Perrin / Madrid, Centro de estudios Europa hispánica / Versailles, Centre de recherche du château de Versailles, 2009, p. 226.
61La médaille, connue par l’estampe anonyme Pose de la première pierre de l’église et du couvent des Religieux Augustins fondés dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye (vers 1644, dimensions inconnues, BNF, RESERVE QB-201 (38)-FOL (Hennin, 3418)), fut frappée à l’occasion de la construction de l’église de Notre-Dame-de-Grâces par Anne d’Autriche. Elle la fit construire pour les Augustins déchaussés en action de grâces des prières que le frère Fiacre avait faites en faveur de sa grossesse (Lavieille 2017, op. cit., p. 191).
62Grégoire Huret, Louis XIV reçoit la couronne du Christ enfant, soutenu par la Vierge, vers 1643, estampe, 36,9 x 28,4 cm. Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon, INV.GRAV. 712.
63« Le roy donna pouvoir au ferviteur de la Saincte Vierge qui luy presenta l’acte de pieté cy deffus d’aller devant l’image miraculeuse de Nostre Dame qui est dans l’eglise / cathedrale de Paris et de fupplier cette auguste reine du Ciel Mere de Iefus Christ filz de Dieu, roy des roys de recevoir sa Maiefté et fes estatz en fa protection, ce qui fut / accomply et fera fuiuy des benedictions celestes fur ce grand roy donné de Dieu par les intercefsionz de la bien heureuse Vierge Marie. »
64Tricoire, op. cit., p. 192.
65(1) Philippe de Champaigne, Louis XIV, Anne d’Autriche et Philippe d’Anjou présentés à la Trinité par saint Benoît et sainte Scholastique, vers 1645-1656, huile sur toile, 106 x 138 cm. Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon, MV 2440. (2) Philippe de Champaigne, Louis XIV, Anne d’Autriche et Philippe d’Anjou présentés à la Trinité par saint Benoît et sainte Scholastique, vers 1645-1647, plume, encre brune, lavis brun et encre de Chine, 18,7 x 14,7 cm. Paris, École nationale supérieure des Beaux-Arts (désormais EBA), EBA 1701.
66Grégoire Huret, Louis XIV offre son sceptre ainsi que sa couronne à l’hostie miraculeuse de Dijon, vers 1645, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, ED-35-FOL (p. 77).
67(1) Michel Lasne, Le flambeau du juste, vers 1643, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, ED-44 (B)-FOL (p. 17). (2) Claude Mellan, Le roi Louis XIV jeune accompagné de sa mère offre son sceptre et sa couronne à l’enfant Jésus retenu par la Sainte Vierge, 1643, estampe, 44 x 28,8 cm. Paris, BNF, QB-1 (1643)-FOL.(3) Grégoire Huret, Louis XIV reçoit la couronne du Christ enfant, soutenu par la Vierge, vers 1643, estampe, 36,9 x 28,4 cm. Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon, INV.GRAV. 712.
68Senlis (Sébastien de), Le flambeau du iuste pour la conduite des esprits fublimes, vol. 2, Paris, Buon, 1643.
69Garcia (Joëlle), Les Représentations gravées du Cardinal Mazarin au xvii e siècle, Paris, Klincksieck, 2000, p. 58.
70Gaehtgens 2009, op. cit., p. 229.
71Ariès (Philippe), L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, Paris, Seuil, 2014 [1960], p. 21.
72Sarmant, op. cit., p. 49.
73Ibid., p. 65.
74Ibid., p. 50.
75Gaehtgens 2006, op. cit., p. 101.
76Saint-René Taillandier (Madeleine), La jeunesse du grand roi : Louis XIV et Anne d’Autriche, Paris, Plon, 1946, p. 29.
77Meyer (Véronique), Pour la plus grande gloire du roi : Louis XIV en thèses, Rennes, Presses Universitaires de Rennes / Versailles, Centre de recherche du château de Versailles, 2017, p. 175.
78Meyer (Véronique), Pour la plus grande gloire du roi : Louis XIV en thèses : catalogue, Rennes, Presses Universitaires de Renne / Versailles, Centre de recherche du Château de Versailles, 2017, p. 42.
79Id.
80Gouzi (Christine), Louis XIV en saint Louis : une autre image de la figure royale, actes du colloque (Versailles, janv. 2010), Louis XIV, l’image et le mythe, 2014, p. 63.
81Ziegler (Hendrik), Mazarin et l’image du roi sous la Fronde, actes du colloque (Paris, déc. 2002), Mazarin : les livres et les arts, 2006, p. 245.
82Ce sera le cas de Henri IV dès la Fronde ( Ibidem., p. 244) et de saint Louis à partir de 1680 essentiellement (Gouzi, op. cit., p. 58).
83Charles du Fresne compare par exemple la jeunesse de saint Louis à celle de Louis XIV (Fresne (Charles du), Histoire de S. Louys, IX du nom, roy de France, écrite par Jean sire de Joinville Sénéchal de Champagne… et plufieurs autres pieces concernant ce regne, tirées des manufricts, Paris, s.n., 1688, s.p. cité dans Ziegler, op. cit., p. 237).
84Burke, op. cit., p. 66.
85Ziegler, op. cit., p. 237.
86(1) Jean Lepautre, Baptême du Dauphin, 1643, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, QB-1 (1643)-FOL (M91354). (2) Jean Lepautre, Baptême du Dauphin, 1643, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, QB-1 (1643)-FOL (M91355).
87Anonyme, Les victoires présentées au roi par Monsieur le duc d’Enghien, vers 1644, estampe, 35,5 x 51,6 cm. Paris, BNF, QB-1 (1643)-FOL (M91414).
88Il s’agit seulement de scènes à caractère religieux, allégorique ou historique où le cardinal-duc n’occupe essentiellement que le second plan : (1) Abraham Bosse, Monseigneur le Dauphin est visité par Monseigneur le cardinal-duc de Richelieu à son retour de Picardie, estampe, 1638, estampe, 18 x 9 cm. Paris, BNF, QB-1 (1638-01/1638-09)-FOL (M90923).(2) Jean Froone, Pièce allégorique de la naissance de Louis XIV : l’œil de Dieu regarde la France, date inconnue, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, RESERVE QB-201 (33)-FOL (Hennin, 2915).(3) Grégoire Huret, Translatio imperii, vers 1643, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, QB-1 (1641/1642)-FOL (M91311).(4) Michel Lasne, Le flambeau du juste, vers 1643, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, ED-44 (B)-FOL (p. 17).(5) François Mimault, Le vœu de Louis XIII, vers 1639, huile sur toile, dimensions inconnues. La Penne, église Saint-Pierre, numéro d’inventaire inconnu.
89(1) Anonyme, La Donation du Rosaire avec la famille royale, vers 1640, huile sur toile, 195 x 175 cm. Saint-André-les-Alpes, église Saint-André, PM04000854.(2) Anonyme, Vœu de Louis XIII, après 1643, huile sur toile, 285 x 345 cm. Penmarc’h, église Saint-Nonna, PM29001497.
90École française, Louis XIV enfant en saint Michel, domptant le dragon de l’Hérésie, vers 1643-1645, huile sur toile, 127 x 96 cm. Belberaud, église Saint-Jean-Baptiste, PM31000049.
91Dédier sa thèse à un mécène plus ou moins prestigieux était une pratique courante en France depuis le début du xvii e siècle et plus ambitieux était le commanditaire, plus illustre était le mécène (Meyer 2017a, op. cit., p. 11).
92(1) Michel Lasne, Thèse supposée de Maximilien-Léonor de Béthune, 1643, estampe, 26 x 33 cm. Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon, INV.GRAV.LP. 30.2.1.(2) Anonyme d’après Charles Le Brun, Thèse de philosophie d’Armand de Bourbon, prince de Conti, 1644, estampe, 53 x 38 cm. Paris, BNF, RESERVE QB-201 (38)-FOL (03444).(3) Grégoire Huret, Thèse de théologie des frères Modeste de Saint François et Joseph de Saint Jean, 1644, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, ED-35-FOL (fol. 89-91, cl. 04B136922-3).(4) Michel Lasne, Illustration supposée de la thèse de philosophie d’Henri II Savoie-Nemours, 1645, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, RESERVE QB-201 (86)-FOL. (5) Le frontispice du premier exercice de philosophie du prince Armand de Bourbon-Conti dont le livret est mentionné par Gabriel Naudé dans son inventaire de la bibliothèque de Mazarin (Paris, BNF, ms. NAF 5764, « Anciens catalogues de la bibliothèque du roi et de différentes collections qui sont venues l’accroître aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ») n’a pas été retrouvé (MEYER 2017a, p. 173).(6) Le frontispice de la thèse de philosophie soutenue par Henri II Savoie-Nemours, duc d’Aumale au collège de Clermont n’a pas été retrouvé (MEYER 2017a, p. 178).
93Guillaume de Gheyn, Thèse de philosophie de Louis Tronson au collège des Grassins, estampe, 1640, 81 x 47 cm. Paris, BNF, RESERVE EC-77-FOL.
94(1) Charles Le Brun, Disposition des planètes au moment de la naissance du Dauphin, vers 1638, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, QB-1 (1638-01/1638-09)-FOL (M90928). (2) François Chauveau, Thèse de philosophie soutenue au collège des Jésuites, dédiée à saint Louis et à Louis XIII, estampe, vers 1640-1642, estampe, 45 x 57,1 cm. Paris, BNF, QB-1 (1639/1640)-FOL (M91196).(3) Michel Lasne, Tentative de Louis de Saint-Amour, dédiée à Louis XIII, mettant en scène le Dauphin, vers 1641, estampe, 98,2 x 63,4 cm. Paris, BNF, ED-27-FOL (fol. 52).(4) Albert Flamen, Allégorie de la naissance du Dauphin, 1640-1642, dessin, 24,5 x 17 cm. Paris, EBA, Mas. 2475.
95Pierre Daret d’après Charles Le Brun ou Simon Vouet, La France recevant des mains d’Anne d’Autriche Louis XIV nouveau-né, vers 1639, estampe, 29 x 47,1 cm. Paris, BNF, RESERVE QB-201 (33)-FOL (Hennin, 2810).
96Meyer 2017 a, op. cit., p. 169.
97Meyer 2017 b, op. cit., p. 22.
98Ibid., p. 32.
99Meyer 2017 a, op. cit., p. 177.
100Id.
101Ibid., p. 178.
102Meyer 2017 b, op. cit., p. 49.
103Sarmant, op. cit., p. 65.
104Perez (Stanis), « Les rides d’Apollon : l’évolution des portraits de Louis XIV », in Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2003, 50, 3, p. 66.
105Elisabeth Ancel, épouse du procureur du roi au Bureau des finances d’Orléans, Jean Longuet de La Giraudière, se vit assigner cette tâche dès la naissance de Louis XIV, et ce pendant quatre mois (Sarmant, op. cit., p. 44). Perette Dufour, épouse Ancelin, simple paysanne du village de Montesson reprit cette charge en décembre 1638 (Id). La Gazette atteste que l’enfant fut sevré le huit septembre 1640 (Renaudot (Théophraste), Gazettes nouvelles : relations extraordinaires et autres récits des choses avenues toute l’année 1640, Paris, Au bureau d’adresse, 1640, p. 652) mais sa nourrice resta à ses côtés (Sarmant, op. cit., p. 44).
106La Fondation Jakober à Majorque (inv. n o 526) en possède une autre version. Il s’agit d’une huile sur toile de l’école française peinte vers 1638 (130,8 x 98,5 cm).
107Sarmant, op. cit., p. 49.
108Allard (Sébastien), Laneyrie-Dagen (Nadeije) et Pernoud (Emmanuel), L’enfant dans la peinture, Paris, Citadelles et Mazenod, 2011, p. 166.
109Perez 2003, op. cit., p. 65.
110Anonyme, Monseigneur le Dauphin et sa nourrice, date inconnue, estampe, dimensions inconnues. Paris, BNF, N-2 (LOUIS XIV, Roi de France) (D196013).
111La représentation de l’oiseau dépasse la simple évocation des joies de l’enfance. Associé le plus souvent aux premières années de l’enfant, il symbolise la légèreté, la fragilité et l’innocence (Allard, Laneyrie-Dagen et Pernoud, op. cit., p. 145).
112Sarmant, op. cit., p. 44.
113Perez 2003, op. cit., p. 66.
114Maumené et Harcourt, op. cit., p. 22.
115L’étude du corpus des représentations de Louis XIV dans ses sept premières années a démontré que la date d’exécution des œuvres ne correspond pas toujours à l’âge supposé du jeune roi. De nombreuses représentations – pour la plupart métalliques (voir note n o 41) – sont en effet postérieures.
116Certains rapprochements avaient déjà été faits entre l’astre et le dauphin à sa naissance et en 1643 dans la littérature (Ziegler, op. cit., p. 327-240).
117Maumené et Harcourt, op. cit., p. 22.
118Perez 2003, op. cit., p. 67.
119Sabatier (Gérard), « Les rois de représentation : image et pouvoir (xvi e-xviie siècle) », in Revue de synthèse, 112, 3/4, 1991, p. 390.
120A ce sujet, voir Kantorowicz (Ernst), Les deux corps du roi, trad. de l’anglais par J. et N. Genet, Paris, Gallimard, 1989 et Vigarello (Georges), « Le corps du roi », in Corbin A., Courtine J.-J. et Vigarello G. (dir.), Histoire du corps : de la Renaissance aux Lumières, vol. 1, Paris, Seuil, 2005, p. 387-406.